Il parait que Warren Buffett lit 500 pages par jour. Et que De Gaulle a lu 15 000 livres dans sa vie.
Vue comme ça, la recette du succès est toute tracée : lisez plus, et vous apprendrez plus, et vous réussirez.
On ne peut qu’être d’accord, de nos jours, avec un discours qui encourage les gens à lire davantage. Mais le problème avec cette logique de la lecture à tout prix (qu’on retrouve par ailleurs dans les méthodes de lecture rapide), c’est qu’elle cache le vrai facteur qui fait qu’on apprend efficacement ou non.
Ce facteur, c’est l’application des connaissances.
Les recherches sur l’apprentissage s’accordent à dire que pour assimiler des connaissances, il faut les réutiliser pour se les approprier.
A contrario, la lecture passive n’est pas suffisante, et peut même mener à l’excès inverse : non seulement on n’apprend pas aussi bien, mais en plus on a l’impression d’avoir appris efficacement, car on confond comprendre le texte et savoir l’utiliser.
Ainsi, au lieu de dédier tout son temps à lire passivement un livre, mieux vaut chercher à l’appliquer. Pour cela, les méthodes sont nombreuses :
– reformuler, résumer
– faire une fiche de lecture
– en discuter avec quelqu’un
Et c’est d’ailleurs ce que font aussi les personnalités qui mettent l’accent sur la lecture, alors qu’elles n’abordent que très peu cet aspect de leur travail. Et pour reprendre l’exemple précédent, Buffett et De Gaulle ont pris d’innombrables décisions et préparé de nombreux discours ou écrits en s’appuyant sur leurs lectures.
Pour apprendre, il faut donc lire intelligemment, en cherchant à utiliser ce qu’on lit.