La détox digitale quand on travaille dans la tech, c’est un peu comme faire un régime quand on est pâtissier : difficile mais indispensable.
Pendant longtemps j’ai essayé limiter mes usage des réseaux et des médias sans grand succès; mais depuis plusieurs mois j’ai enfin le sentiment que j’ai réussi à passer un cap.
Voici 4 pistes concrètes qui ont vraiment marché pour moi :
Résilier Spotify.
C’est sans doute la décision qui m’a demandé le plus de volonté, mais la plus déterminante.
Spotify est devenu un problème pour moi à partir du moment où ils ont ajouté les podcasts, me remettant alors à portée de clic tout le contenu que j’essayais d’éviter sur Youtube et à la télé.
J’avais aussi l’impression de ne plus donner autant de valeur à la musique qu’auparavant, et de ne plus me souvenir des artistes que j’écoutais ; car j’avais délégué même le choix de mes musiques à l’algorithme.
Résilier Spotify m’a permis de briser ce cercle vicieux et de mettre en place d’autres habitudes bénéfiques.
AppBlock + blocage strict.
Depuis qu’Ulysse s’est attaché à son mat pour écouter le chant des sirènes, on sait que la volonté seule ne suffit pas à résister à la tentation.
C’est pourquoi j’ai décidé de m’empêcher d’accéder aux apps qui me font le plus de mal sur mon téléphone : blocage de tous les réseaux sociaux, toutes les IA, et limitation du navigateur à 20 minutes par jour.
En plus de ça, l’application AppBlock possède une fonction de « blocage strict » : impossible de débloquer la configuration sans attendre (par exemple) 5 minutes, ce qui limite l’envie de céder.
Éteindre mon téléphone le soir, et le rallumer le plus tard possible le lendemain.
A défaut de pouvoir (ni même de vouloir) arrêter totalement les écrans, j’ai pris l’habitude de sanctuariser la première heure de la journée comme une heure sans téléphone. Une habitude que j’ai trouvée assez facile à prendre, car mon esprit a encore suffisamment d’énergie à ce moment de la journée pour résister à l’envie de scroller, et préférer le calme du café matinal au vacarme des réseaux.
Arrêter de prendre des notes sur ordinateur ou téléphone.
En bon geek de l’optimisation, j’ai beaucoup travaillé avec des systèmes de notes digitales, comme Obsidian notamment.
Depuis cette année cependant, j’utilise beaucoup moins ce système, que j’ai remplacé par un Supernote dont je suis devenu totalement dingue.
J’apprécie notamment la possibilité d’avoir les avantages de l’écriture papier (sensation d’écrire sur du papier, pas de lumière artificielle, pas de réseaux sociaux à portée de style) et ceux du digital (synchronisation cloud, liens entre cahiers virtuels, partage de fichiers…).
Ceci d’autant plus que les performances actuelles des OCRs intégrés aux agents IA mainstream sont largement suffisantes pour, par exemple, écrire sur ma tablette et générer en quelques secondes un post formatté pour Linkedin ou Substack.
Ces mesures ne m’empêchent pas de replonger dans mes mauvaises habitudes de temps en temps; néanmoins j’ai le sentiment d’être arrivé à un système qui me procure en général plus de calme, de clarté de mentale, et me laisse davantage de temps pour me consacrer aux choses qui ont de l’importance pour moi.
Et vous, quelles techniques ont vraiment fonctionné pour vous ?